Coucou les ptits loups !

J’avais promis de vous en parler un jour, je me suis dit qu’il était temps.

J’ai une sorte d’histoire à vous conter sur ce projet.

Hybrides était au départ le premier tome d’une trilogie que j’avais évoquée ICI.

Mais devant tous les refus reçus (même détaillés, surtout détaillés d’ailleurs), j’ai eu besoin de faire le point. J’ai décidé après deux ans de le soumettre au collectif de Cocyclics.

Mon roman est entré en cycle et là BAM. De trois romans, j’en ai fait un !

Grâce à mes deux alpha-lectrices (poke Arya et Ayaquina), j’ai pu cibler ce qui ne fonctionnait pas, ce qui ne convenait pas. Et j’ai pris des décisions.
J’ai recentré sur mes personnages, élagué l’univers, jeté tout le tome 3. Bref, j’ai TOUT réécrit.
En gros, j’ai gardé 1% des 800 000 sec que j’avais écrit.

Après ces deux premières phases, j’étais déjà satisfaite de ce que j’avais pondu !

Et là est arrivé la phase de correction de détail pure et dure… Kushiel et LaPlume m’ont bien torturée et j’ai taillé, puis poli Hybrides.
Après deux ans de cycle, Lucie et ses amis ont reçu l’estampille de Cocyclics et sont partis dans les tuyaux éditoriaux.

Maintenant, c’est l’attente.

Pour vous faire patienter, voici le pitch :

Lucie se réveille en pleine rue, privée de souvenirs et poursuivie par des monstres qu’elle seule peut voir. Akû, un écureuil-chat cracheur de feu, la sauve du Faiseur, un jeune homme étrange contrôlant les créatures qui la tourmentent.

Zack est un Tisseur, mais ses pouvoirs sont confinés par sa mère qui le surprotège. Lorsque son chemin croise celui de Lucie, il libère ses dons pour lui prêter main forte.

Avec l’aide d’Akû, ils tenteront de retrouver les souvenirs de Lucie, malgré les attaques du Faiseur et de son maître, surnommé le Père.

Et un petit extrait du premier chapitre :

Lucie courait. Elle poussait sur ses jambes, tentait d’éviter les ornières des trottoirs accidentés. Les pas lourds du monstre derrière elle résonnaient, à l’unisson avec les battements assourdissants de son cœur. Elle sprinta un peu plus pour s’engouffrer dans une ruelle à sa droite. Le souffle court, la jeune fille avisa une grande poubelle noire et elle se glissa le long de son abri de fortune. La main sur sa bouche, elle tenta de reprendre sa respiration. 
L’odeur des ordures rappela à Lucie son réveil deux jours plus tôt à côté d’une autre poubelle pleine à ras bord. Sa mémoire vide l’avait affolée, aucun souvenir n’affleurait à son esprit. Qui était-elle ? Où se trouvait-elle ? Son seul indice consistait en un sac en bandoulière contenant sa carte d’identité, des vêtements de rechange, une bouteille d’eau et un peu de monnaie. Un bracelet étrange avec un gros cristal blanc pendait à son poignet. 
Les halètements de son poursuivant ricochaient contre les murs gris et les volets fermés. Il se rapprochait de la ruelle. Lucie jeta un coup d’œil par-dessus la benne. L’ours gigantesque passa devant l’entrée de sa cachette sans la remarquer. Il s’éloigna finalement d’un pas lourd et ses tentacules luisants s’agitèrent à sa suite. 
Lucie soupira de soulagement, avant de se planquer de nouveau. Elle ferma un instant les paupières, tenta une nouvelle fois de se souvenir de sa vie, de sa famille, mais rien ne lui venait. 
Comme hier, un étau comprima sa poitrine. Le monstre qui l’avait poursuivi l’avait terrorisée, mais ce vide dans son cerveau la tétanisait. Que devait-elle faire à présent ? Elle savait qu’elle était à Romans-sur-Isère, elle l’avait vu à la gare non loin de là, mais ce nom ne ravivait pas sa mémoire. 
Soudain, un courant d’air glacial lui parcourut la nuque. Certes, il faisait froid ce matin, mais pas à ce point-là. Elle frissonna et se redressa pour regarder au-dessus de sa poubelle. Au même moment, la lumière provenant de l’entrée de la ruelle s’obscurcit. La silhouette immense de l’ours la bloquait. 
Les dents de Lucie s’entrechoquaient. Devait-elle rester derrière la benne ? Ou bien courir ? Son instinct hésitait autant que sa conscience paniquée. Le monstre la repéra et rugit. Sa gorge se serra, Lucie ravala ses halètements de terreur.
Dans un fracas, la poubelle vola et la jeune fille se retrouva de nouveau face à la créature. L’ours se redressa sur ses longs membres antérieurs et ouvrit encore sa gueule. Son souffle fétide gifla les joues de Lucie, alors que les tentacules remuaient dans son dos. Un haut-le-cœur remonta un goût de bile dans sa bouche.
Fuis.
A bientôt !